Le monde des marionnette est varié, par exemple, en Océanie, loin de Nice, un bâton propose une tête d’oiseau (le calao) sculptée, parfois empaillée. Le manipulateur met le bâton dans sa bouche et se balance en imitant l’oiseau. On peut dire que c'est une prestation de marionnettes, on est loin d'un spectacle de guignol à Nice ou on ne voit que le pantin et non son accompagnant.

En Amérique du Sud, il y a des hochets sonores ornés de têtes humaines qui accompagnent, par le mouvement et par le son, les rythmes de la danse. Peut-on définir cela comme un spectacle de marionnettes comme il y a la bouche et les yeux. On va dire NON, et c'est une réponse d'amoureux de ces pantins à Nice.

Dans tous ces cas, c’est moins l’objet qui donne la définition que le mouvement qui lui est imprimé au cours d’une cérémonie ou d’un spectacle. Finalement, est-il plus important de donner des limites à la marionnette ou d’envisager la manière dont des figures sont mises en mouvement comme un spectacle de guignol à Nice pour enfants ( lien) ? Il est bien difficile de dire à partir de quel moment un accessoire devient une marionnette. A la limite, on peut considérer que tout objet est «marionnettisable».