L'univers des marionnettes est complexe, il existe des tonnes de procédés, tous plus ingénieux les uns que les autres. On se propose de faire un tour dans cet univers artistique.

Le monde au-travers de ces pantins

Les marionnettes peuvent être animées par-derrière. La manipulation est alors dite «horizontale». C'est le cas pour les marionnettes du bunraku, pour les marionnettes à clavier et pour certaines à tiges. La manipulation des marionnettes du bunraku est partagée entre trois personnes : le leader, qui supporte tout le poids de la poupée, fait bouger son corps avec le bras gauche, sa tête avec la main gauche, tandis que, de la main droite, il fait bouger son bras droit. Un premier assistant fait bouger le bras gauche, un second assistant anime les pieds et la bordure du costume. Nous disons «bordure du costume» parce que les poupées japonaises qui représentent des femmes glissent tels des fantômes. Elles n'ont pas de jambes comme ce pantin national bien connue qui se nomme guignol.

Le manipulateur étend ou plie la bordure du costume pour faire marcher ou s'asseoir les poupées. Les marionnettes à clavier reposent sur un socle que le manipulateur déplace le long d'une tablette. Munies d'un «gapit», elles sont souvent animées par un système compliqué de mécanismes propres à faire mouvoir la tête et les bras.

D’autres systèmes de manipulations

Les marionnettes à tiges chinoises, dites aussi marionnettes à baguettes, et celles du théâtre d'ombres turc et grec sont actionnées horizontalement. Il est des tiges inattendues; par exemple, celles qu'ont inventées les comédiens du théâtre FMR pour Ce soir, je sors : deux tiges, fichées au bout de leurs chaussures spéciales, viennent s'ajouter aux deux tiges avec lesquelles ils actionnent les bras de leurs poupées.

Il est certain que les distinctions proposées sont arbitraires, qu'un même spectacle peut utiliser l'une ou l'autre technique, que, relevant du procédé, la manipulation est sujette à variations.